Tout le monde m’appelle mamy avec un y

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Mamy Keller ou le sourire d’une jeune fille.

Samedi 24 octoboe , la bibliothèque sonore tenait son assemblée générale et fêtaites  ses 20 ans d’enregistrement de Voix de l’Ain, tout en célébrant les 10 ans de bénévolat d’une grande dame au sourire pétillant.
Son rire est celui d’une adolescente, d’une jeune fille qui aurait joué une bonne blague à ses copines. « Ici tout le monde m’appelle mamy avec un y. » dit-elle en riant. Augusta Keller d’une élégance raffinée, vient d’avoir 95 ans. Dans la Bibliothèque Sonore, où elle passe ses mercredis depuis une dizaine d’années, elle ne laisserait sa place pour rien au monde. Sa bonne humeur l’habille du matin au soir, comme si cette couturière de formation l’avait confectionnée sur mesure. Mamy, sans se départir de sa joie de vivre parle un peu de son parcours. « Avant, je faisais de la haute couture. J’avais un atelier à Strasbourg avec un mannequin attitré à la maison. J’allais à Paris pour les collections. Je m’offrais l’Opéra, j’adorais ces choses là.».
Mais le présent rattrape Mamy ou plutôt c’est elle qui le rejoint. « La bibliothèque sonore, ici, c’est une famille. J’ai connu ça par mon gendre, qui l’a créée et quand je venais en vacances je donnais un coup de main. Je suis à la réception des retours et je contrôle le bon état des cassettes et des cd. ». Mamy n’aime pas rester sans rien faire, et parle de sa famille avec amour. « Je travaille encore à la maison, je fais toutes les retouches de la famille, il faut s’occuper dans la vie. J’adore mes petites enfants, c’est merveilleux. Il y a 8 jours on était 30. Mes 9 petits enfants sont les premiers de la classe, c’est beau. ». Dans la vie de Mamy, il y aussi les moments de détente et de lecture. « Je regarde des chiffres et des lettres, Questions pour un champion. Le mardi, c’est l’assemblée. Quand c’est bien j’applaudis, je participe. Mon gendre me donne des journaux, Le Point, je lis C’est à Bourg, pour voir ce qui se passe et surtout la Voix de l’Ain. » dit-elle malicieuse. Si les années sont parfois pesantes pour certains, pour Mamy le temps ne compte pas. « Des fois je ne peux pas croire que j’ai 95 ans, j’ai pas du tout le caractère triste. Ici quand je vois que c’est l’heure de la pause, je le dis : c’est l’heure. J’ai le sourire facile, pas le caractère vieux. ». Qu’on lui parle des années de guerre elle répond. « Ce truc d’Hitler, je dis qu’il faut passer à autre chose. » et le temps présent est de nouveau face à elle. « A la télé il y a trop de violence. Aujourd’hui les chanteurs ne m’intéressent guère, Pavarotti c’était autre chose, il n’y a plus grand chose aujourd’hui et puis ils sont mal coiffés. On ne montre que les seins, le savoir vivre ça manque. Tout le monde veut de l’argent et rouspette. ».
Cette joie de vivre de mamy qui rayonne sur son entourage, elle le doit peut-être à sa façon de vivre. « Je suis gourmande et je carbure au chocolat, c’est bon pour le moral, pour la santé et la mémoire, je fais très attention, avant de me lever je fais la gymnastique des yeux. » et parle encore des vertus du vinaigre de cidre. Puis, Mamy après avoir donné sa recette du bonheur, retourne enjouée à son poste de travail, la journée n’est pas encore terminée pour cette Dame au grand cœur.

Roland Laurent

Nous sommes les passeurs de l’histoire

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Raymond Aubrac et les passeurs d’histoire, la Jeunesse.

Raconter, pour ne jamais oublier. La voix ne tremble pas dans l’amphithéâtre burgien, malgré l’âge du narrateur, 95 ans. Face aux élèves du lycée Lalande, au contraire elle souligne d’un trait gras, chaque phrase, chaque mot, pour mieux toucher son jeune auditoire. La mémoire de cet ancien résistant qui ne se prend jamais pour un héros, est sans faille. Les souvenirs sont intacts, chaque évènement, chaque nom, chaque visage résonnent encore dans l’esprit de Raymond Aubrac.
De son vrai nom Samuel, il est né en 1914 et son destin sera de servir et surtout de ne pas subir le joug de l’occupant. En 1940, le monde est en fusion et la France est à feu et sang. Alors âgé de 26 ans, l’ancien ingénieur civil des ponts et chaussées et son épouse Lucie, s’engagent dans la résistance à Lyon en prenant le pseudonyme d’Aubrac afin de mieux échapper à l’occupant. Raymond participe au mouvement de Libération Sud dans la région lyonnaise, qui se fédérera avec Franc-tireur pour former l’Armée secrète. Arrêté le 15 mars 1943 à Lyon il est relâché, puis repris à Caluire le 21 juin par la gestapo mais cette fois avec ses compagnons d’arme Jean Moulin, Frédéric Dugoujon. Il parvient à s’enfuir, avec la complicité de son épouse Lucie et ses compagnons qui attaquèrent le convoi lors de son transfert. Clandestine la famille Aubrac rejoint Londres en février 44 et le 6 juin Raymond est nommé délégué à l’Assemblée Consultative d’Alger puis est nommé commissaire de la République de la zone paca et siège à Marseille et poursuit son destin de résistant.
Cet optimiste, aujourd’hui parcourt la France à la rencontre des collèges, des lycées, comme le faisait son épouse. « Nous ne parlions pas de résistance à cette époque. « Nous réagissions simplement à une situation qui nous paraissait insupportable. Agir pour ne pas fléchir pour ne pas regretter plus tard. ». Souligne-t-il.
Après avoir entendu presque religieusement la vie de Raymond Aubrac, intimidés ou émus par le personnage les élèves osent quelques questions.
« J’aurais voulu savoir comment étaient unifiés les réseaux de résistance dans toute la France », interroge un autre élève. « Pour répondre bien il faut réfléchir. Qui sont les résistants ? Des volontaires. Ils venaient et acceptaient de vivre dangereusement beaucoup pouvaient s’en aller, mais la solidarité, l’esprit de camaraderie devient très fort, on est attaché comme des frères à ces hommes et ces femmes et les volontaires restent volontairement. Il y le courage une qualité qu’on ne parle pas. Ce qui est important, tous les résistants étaient des optimistes et pensaient que ce qu’ils faisaient était positif et qu’ils allaient améliorer notre société pour un avenir meilleur.» répond tranquillement l’orateur.
« Avez-vous eu des face à face armés avec l’ennemi ? » demande timidement une étudiante. « Bien sûr j’étais soldat avant d’être un résistant, je me suis battu militairement et j’ai tiré sur les fantassins allemands qui nous attaquaient. Lors de ma libération, il y a eu un combat dont j’étais l’enjeu. Ca m’a valu un balle dans la joue ».
« La résistance est-elle un act patriotique, où une volonté de lutter contre le Nazisme ? » la question déconcerte un peu Raymond Aubrac. « C’est la même chose, ils nous occupe, nous voulons libérer notre partie. ».
A la fin du dialogue, Marine, Mélanie et Céline, 17 ans à peine sont encore émues. « C’est très intéressant un témoignage d’une personne qui a vécu la résistance. En théorie cela parait simple, c’est déconcertant, ce n’est pas comme els films. On a du mal à comprendre que c’était des conditions difficiles. C’est une rencontre importante pour nous, il faut en profiter. Nous sommes aujourd’hui les passeurs de l’histoire. »
Aujourd’hui, Raymond Aubrac, préfère à la solitude les rencontres aux quatre coins de l’hexagone et sa voix chaude transmet aux jeunes générations son optimisme et sa confiance qui semblent selon lui, leur faire défaut.

Roland Laurent

Robert Massion ou la passion du cyclo

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 Robert Massion un amoureux de la petite reine.

Jean-Pierre Michoux, au club du Cyclo Bressan Charles Antonin depuis 2 ans, prendra le relais de la présidence et succèdera ainsi à Robert Massion. « Robert aime le vélo, c’est une personne compétente qui sait de quoi elle parle. Il cumule beaucoup de fonctions. Il restera au club et sera là en cas de souci. » Auparavant, Jean-Pierre Michoux roulait en solitaire après avoir goûté au plaisir de la compète. « J’ai toujours aimé le vélo. Mon gamin a un bon niveau, je suis donc venu au cyclo par mon fils. Le club a une bonne mentalité et c’est important. «
Carré d’épaule mais aussi d’esprit, Robert Massion, l’actuel président du Cyclo Bressan Charles Antonin, explique sa passion pour la petite reine et celle de meneur d’hommes.« J’ai toujours fait du vélo depuis l’âge de 14 ans et j’ai roulé façon bête et méchant seul jusqu’à 40 ans en croisant souvent des clubs, pensant que ce n’était pas pour moi. Il y avait un jour un parcours du cœur ouvert à tous. Je suis allé voir et j’ai été convaincu. J’ai fait une première sortie avec le cyclo, j’ai été bien accueilli, j’en ai bien bavé. En 85 je prenais une licence de cyclo. » Robert dans la vie n’est pas homme à rester dans les roues. Il évoque ses débuts et son projet « la Flèche Pascale » un rassemblement en Provence le we de Pâques. « Nous avions à parcourir 360 kms en partant le vendredi soir à 18h pour arriver le samedi à 18h. Je me suis tellement bien entraîné que j’en ai fait 9. ».
Dès son entrée au club, Robert se porte en tête du peloton. « J’ai l’esprit associatif très développé, je suis rentré au bureau dès le début. L’esprit on l’a ou pas. Il faut savoir s’imposer, je suis un dirigiste, avec un caractère bon enfant. Depuis tout gamin je me suis toujours senti obligé de participer. Le club a toujours bien fonctionné, j’ai essayé d’amener un nouveau public, mais ce n’est pas facile. »
Si le vélo avec son côté sportif passionne Robert, c’est aussi une autre façon de voir autour de soi. « C’est le moyen de s’évader. En voiture on passe à côté de trop de choses. » et Robert fait allusion au brevet cyclotouriste national qu’il entreprend avec son épouse. « J’ai déjà visité 68 départements, nous parcourons environ 100kms par jour. C’est vraiment du tourisme. ». Si l’on croise le plus souvent la petite reine sur les routes de campagne, le président est parfaitement conscient de la place qu’elle a en ville. « Le vélo dans la ville c’est non polluant. Pratiquant du vélo, je tiens à ce que le club soit représenté lors des réunions du groupe vélo en ville. On est considéré, on nous invite. Ceux qui décident si ce ne sont pas des pratiquants, ne voient pas les choses de la même façon. ».
L’état d’esprit de Robert est de s’impliquer dans l’association et la faire évoluer. « En 2000, j’ai lancé l’idée de la semaine fédérale avec une poignée de copains. Ce sont 2000 bénévoles qui ont accueilli 13000 cyclotouristes. L’école de Cyclo est alors crée en 2003 suite à la semaine fédérale. De fil en aiguille, le président de l’époque, m’a porté candidat à la fédé, j’ai été élu. Depuis 2001, je suis le coordinateur au niveau national. J’ai vraiment trouvé ma place, mais avec le club, cela devient trop lourd, j’ai donc préparé ma succession. Je ne veux pas que mon club puisse mourir. On trouve parfois plus de soutient auprès des gens du club que de sa propre famille, c’est un art de vivre, de partager.» et dans l’esprit de Robert, une sortie cyclo, c’est de rouler vers le même but et surtout de revenir ensemble.
Roland Laurent

Dans les coulisses d’Age tendre

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age-tendre-009-resolution-de-lecran.jpg Quelques minutes dans les coulisses d’Age Tendre

Pour la 4ème année, Age Tendre et Tête de bois  enflammait le public burgien, venu nombreux côtoyer les idoles de leur jeunesse éternelle. Chaque année, de nouveaux artistes, ambassadeurs  de leur époque, redonnent  un coup d’éclat au spectacle.

Si la scène est l’apothéose pour les artistes, il y a aussi les coulisses, partagées par tous. Au parc des expo, l’espace ressemble plus à une salle des pas perdus et chaque chanteur a sa loge, séparée par un paravent. Cet univers, est un lieu conviviale et chacun se  croise, partage des moments intenses autour  d’un  distributeur de boissons, ou   la rigolade est souvent de mise. On se restaure sans chichi, parfois solitaire, les stars ne sont plus ce qu’elles étaient.   Pas de vedettariat en tout cas   cela ne se ressent pas, chacun ici semble être logé à la même enseigne.

De Michel Orso, à Fabienne Thibeault, en passant par Gérard Rinaldi , Stone ou Pierre Douglas,  , tous sont disponibles et souriants  pour le modeste correspondant de presse que je suis. Du vrai bonheur pour mon petit papier. Je remercie en passant mon ami Alain Bonardel  qui m’a permis de côtoyer de prêt nos chères idoles.

Au beau milieu de la grande salle, autour d’une table, un petit groupe fait un bœuf, la bonne humeur est dans les cœurs.  Michel Orso bat la mesure, Stone  accompagne le chanteur guitariste pour une chanson hors répertoire. Tandis que  sortant d’une loge, Gérard Rinaldi le charlot toujours au top, promène son petit chien. «  C’est un grand plaisir de retrouver tous les participants. Par exemple lorsque j’avais 17 ans, j’avais une idole un certain Bobi Solo. Aujourd’hui, c’est merveilleux de faire la tournée avec lui. » et Gérard paisible et heureux  sort le petit chien. L’ancien professeur de math, Bernard Sauvat, la  stature imposante, dialogue aimablement avec une enseignante de passage. On parle des générations, de l’évolution de la musique et des paroles. Un peu comme un jour d’examen, l’un revient de son tour de chant et Sheila concentrée, portant sous son bras un bouquet offert par un fan, rejoint sa loge.  Fabienne Thibeault se prépare, fait des vocalises, ou simplement  aspire  une bouffée d’air pur, sa gentillesse n’est pas feinte. «  Vous savez, je suis officier du mérite agricole, grand commandeur  de la confrérie de la pomme. Je connais bien la région du Bugey. » Le monde de Fabienne est loin d’être stone. La liaison est facile, Stone regarde malicieusement Eric  Charden,  tapotant  sur son ordi peut-être une  nouvelle mélodie. Patrick Juvet, fait son entrée discrètement,  il se demande sans doute « où sont les femmes ? »,  son tour de chant est prévu pour 16h. De  la Compagnie Créole, à Barzotti,  sans artifice, les artistes rôdent dans les coulisses,  alors que résonnent dans les gradins, les applaudissements des fans, remerciant  leurs idoles  de n’avoir presque pas vieilli.

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AGE TENDRE ET TETES DE BOIS

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 Age Tendre et Têtes de Bois, votre jeunesse, la mienne,  des artistes, des chansons qui nous ont fait rêver et qui nous font encore  vibrer.
Vendredi, pour mon journal, j’ai assisté à Bourg pendant 4 heures au tour de chant et j’ai pû rencontrer Stone, Pascal Danel, Michel Orso pour un interviewer et côtoyer un peu les coulisses. Un vrai bonheur,  ce qui m’a le plus ému, c’est la simplicité et la chaleur des artistes.

Bien à vous Roland

                                  

                                           Marcel Amont                                                                         

                                                                                                         

                                                                                                  

                                                                                                               

                                                                                 

Concert : Age tendre et tête de bois

Les idoles des sixties et seventies, mettent le feu au Parc.  
Denise Fabre a remplacé François Deguelt, Age Tendre est revenu Vendredi au Parc, avec de nouvelles têtes offrant au public un spectacle de qualité pendant près de 4 heures. 
Il fait des bonds le Pierrot qui danse, ainsi pourrait se prénommer  Michel Orso. Fidèle de la troupe  depuis le début, l’interprète de Angélique, se lance sur scène avec sa bonne humeur contagieuse. Le septuagénaire à l’allure de jeune homme,   met encore une fois le feu au Parc. Sourire malicieux comme un gosse, sans se faire prier,  il jette la veste à ses admirateurs comme l’aurait fait un certain rocker dans ses jeunes années, bondit sur des airs de Bécaud et se retrouve dans le public, embrassant  les mamies un rien troublées. Du beau spectacle. 
Ses chansons n’ont pas fondu comme neige au soleil,  Kilimanjaro est toujours au sommet de son art. Pascal Danel, l’interprète de “La plage aux romantiques”,  prouve encore une fois  que la belle chanson ne peut mourir. L’allure svelte, très élégant dans son costume à rayure, le temps de quelques chansons et Pascal emballe aussi le public connaisseur.
Bleu, blanc, le cheveux grisonnant, Marcel Amont n’a rien  perdu de sa superbe.  Le regard est vif, le sourire aguicheur, une silhouette que beaucoup envierait à son âge,  l’interprète du Mexicain toujours basané, s’en donne et en offre à cœur joie, tandis que Tata YoYo et la bonne du curée faisant bon ménage avec Annie Cordy, engendrent  encore un peu plus la bonne humeur dans une salle comble acquise à la troupe. Les premiers rangs osent cette année s’approcher de la scène  et  serrer la main de leurs idoles, inaccessibles il y a quelques décennies. Le roi du disco, se demande encore où sont les femmes, et le  compositeur du lundi au soleil, les retrouve  à ses pieds. Patrick Juvet, n’a rien perdu de son charme et sous les projecteurs  ose un “Rappelles-toi minette.”
En dehors de la scène sont les coulisses. Pascal Danel, disponible, sensible,  lève un peu le voile sur son parcours. « J’étais funambule à moto, mais  un accident m’a conduit à l’hôpital où  j’ai appris la guitare et je suis venu à la chanson.   C’est ma deuxième tournée. C’est merveilleux, rien que du bonheur partagé. Kilimandjaro, un livre d’Ernest Emingway  et l’idée m’est venue d’une chanson. Aujourd’hui, je viens de sortir un nouveau cd, “Le cœur des femmes”, avec une chanson phare, “l’ami Jacob.” En fin d’année, il y aura la croisière d’Age Tendre et un concert à Paris, sans doute à l’Olympia ». Stone, le sourire charmant, parle aussi de cette réussite de la troupe. «  On repart en  2008. On sait qu’on a droit à deux ou trois chansons, cela  fait partie du jeu, il n’y a pas de frustration, l’ambiance est très bonne. Le public est  chaleureux à Bourg, mais que se soit dans le Sud ou dans le Nord, nous avons toujours un bon accueil. Entre temps je joue une  pièce de  théâtre avec Patrick Topalof, le Phénix, à Charbonnières. ».  Il pourrait pendant des heures parler de son bonheur. Michel Orso, c’est la sensibilité à fleur de peau, ne cachant pas sa joie de son retour sur scène. « J’ai toujours chanté depuis l’âge de 5 ans. Je suis là depuis le début. Pour moi, c’est une renaissance qui revêt d’un miracle, c’est la trinité qui m’a sauvé des eaux, je veux parler de Michel Alguet, Françoise Mallet, et Patrick Carrier. ».
Vendredi, le Parc avait 20 ans. Les idoles d’hier n’ont rien  perdu de leur charme et le public, sans rien casser, est reparti heureux, promettant qu’il reviendra prendre un bain de jouvence avec Age Tendre.
Roland Laurent                                                                    
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