Si ses poèmes à la fois tristes et nostalgiques sont un cri du cœur, ils sont néanmoins un message d’espoir. Alexandre Paradeis, poète burgien écorché sur l’autel de la vie, se livre avec pudeur sur sa passion de l’écriture. « Pour moi, écrire, c’est l’exorcisation d’un passé torturé, car j’ai eu un vécu assez pénible. L’écriture et la publication, m’ont permis d’obtenir la reconnaissance de mes souffrances. Ecrire c’est aussi donner de l’espoir à ceux qui se sont retrouvés dans ma situation difficile. ». La rencontre à 18 ans avec le livre « Les mots pour le dire » de Marie Cardinal, fut pour Alexandre le déclic. « Ce livre m’a révélé l’envie de devenir écrivain et m’a donné aussi beaucoup d’espoir. J’ai suivi un peu l’exemple de Marie, mais à une échelle moindre. » dit-il humblement puis il ajoute : « J’attends maintenant une reconnaissance plus grande au niveau national. »
Quatre éditeurs sont partie prenante et ont proposé à Alexandre de publier ses livres. Quand bien même l’édition se fait à compte d’éditeur, Alexandre souligne. « L’argent me manque pour les contrats participatifs. » et explique la raison. « Ma situation aujourd’hui est très précaire. Je vends mes livres dans la rue et je cherche en même temps un emploi adapté. Je suis également biographe et écrivain publique, le bouche à oreille fonctionne mais les clients sont rares. ». Un sourire illumine quelque peu son visage puis il ajoute. « Tous les jours, j’essaie de vendre même dans le froid, mais ça me plait. » Ecrire, et vendre dans la rue c’est aussi une communion, avec celles et ceux partageant la même passion. Alexandre avoue que la gent féminine est très sensible à la poésie. « Parfois se sont de très bonnes et très belles rencontres, mais parfois c’est l’indifférence. ».
L’eau coule sous les ponts, et les flots de son enfance sont aussi une raison d’un nouveau livret intitulé à juste titre Les deux rivières de mon enfance à Varambon. « Il est le résumé de tous les bons souvenirs de mon enfance sur les bords de l’Ain, du Suran et de l’amour qui me liait à mon Pépé, et mon chien Sam. » souligne l’auteur en mettant en exergue le rôle qu’avait son grand-père, qui était enseignant. « C’est lui qui m’a élevé et appris la pêche et beaucoup d’autres valeurs de la vie. ».Regard sombre sur un sourire mélancolique où se reflète comme une certaine souffrance, Alexandre, fait part de son avenir d’écrivain. « J’ai d’autres projets, mais aussi en littérature. Un quatrième livre est en préparation, le cinquième trotte dans ma tête. », puis l’écrivain, poursuit son chemin à la rencontre de nouveaux lecteurs quelque part dans les froidures d’un hiver qui semble lui aussi écrire ses maux.
Roland Laurent
Pour tout contact avec Alexandre ;
www.alexandreparadeis.net
Fixe : 0953762165
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