jan 26
« Sathonay, un Village, un Camp. » Le titre du livre est évocateur pour les autochtones. Depuis 1985, un groupe s’est investi dans les recherches, retraçant au fur et à mesure la vie de ces deux villages, Sathonay Camp et Sathonay Village, encore dans l’Ain dans les années 60. A l’origine ces deux bourgs n’en faisaient qu’un, Sathonay.En 1853, le maréchal De Castellane installe un camp militaire, divisant ainsi le village en 2 parties et très vite il semble que de nombreuses divergences s’installent également. Un ravin alors délimitait les deux parties, mais un fossé séparait les opinions et les intérêts. Mille neuf cent huit fut la division des deux hameaux en localités différentes. Aujourd’hui, les passions se sont apaisées, et les deux communes sont étroitement liées.Pour fêter le centenaire de la scission en deux communes, l’association Sath’nâ Histoire et Patrimoine, rassemblant des habitants des 2 villages, s’est décidée d’écrire l’histoire locale des deux entités. Le travail est laborieux et minutieux, mais il porte ses fruits.Avant 1601 et jusqu’à nos jours, l’histoire se lit avec intérêt et les pages se tournent au fil des ans, excitant la curiosité du lecteur. « Nous ne sommes pas des professionnels de l’écriture, en tant qu’auteurs différents, nous avons imprimé notre style dans chacune des parties du livre. » souligne en préface Giselle Duffourney présidente de l’association.L’ouvrage est d’une facture élégante et la richesse de son contenu est un précieux recueil de souvenirs et de références. Photos, articles, archives, croquis, parenthèses de vie, rien ne manque. Une encyclopédie vivante de village ou chacun retrouve une page de son passé, oublié quelque part au détours d’un chemin, ou imprimé sur quelques vieilles pierres.
Où se procurer le livre ?
Dans toutes les librairies
Montbarbon à Bourg
Mairie de Sathonay village 04 78 22 10 72
Roland Laurent
jan 14
Si ses poèmes à la fois tristes et nostalgiques sont un cri du cœur, ils sont néanmoins un message d’espoir. Alexandre Paradeis, poète burgien écorché sur l’autel de la vie, se livre avec pudeur sur sa passion de l’écriture. « Pour moi, écrire, c’est l’exorcisation d’un passé torturé, car j’ai eu un vécu assez pénible. L’écriture et la publication, m’ont permis d’obtenir la reconnaissance de mes souffrances. Ecrire c’est aussi donner de l’espoir à ceux qui se sont retrouvés dans ma situation difficile. ». La rencontre à 18 ans avec le livre « Les mots pour le dire » de Marie Cardinal, fut pour Alexandre le déclic. « Ce livre m’a révélé l’envie de devenir écrivain et m’a donné aussi beaucoup d’espoir. J’ai suivi un peu l’exemple de Marie, mais à une échelle moindre. » dit-il humblement puis il ajoute : « J’attends maintenant une reconnaissance plus grande au niveau national. »
Quatre éditeurs sont partie prenante et ont proposé à Alexandre de publier ses livres. Quand bien même l’édition se fait à compte d’éditeur, Alexandre souligne. « L’argent me manque pour les contrats participatifs. » et explique la raison. « Ma situation aujourd’hui est très précaire. Je vends mes livres dans la rue et je cherche en même temps un emploi adapté. Je suis également biographe et écrivain publique, le bouche à oreille fonctionne mais les clients sont rares. ». Un sourire illumine quelque peu son visage puis il ajoute. « Tous les jours, j’essaie de vendre même dans le froid, mais ça me plait. » Ecrire, et vendre dans la rue c’est aussi une communion, avec celles et ceux partageant la même passion. Alexandre avoue que la gent féminine est très sensible à la poésie. « Parfois se sont de très bonnes et très belles rencontres, mais parfois c’est l’indifférence. ».
L’eau coule sous les ponts, et les flots de son enfance sont aussi une raison d’un nouveau livret intitulé à juste titre Les deux rivières de mon enfance à Varambon. « Il est le résumé de tous les bons souvenirs de mon enfance sur les bords de l’Ain, du Suran et de l’amour qui me liait à mon Pépé, et mon chien Sam. » souligne l’auteur en mettant en exergue le rôle qu’avait son grand-père, qui était enseignant. « C’est lui qui m’a élevé et appris la pêche et beaucoup d’autres valeurs de la vie. ».Regard sombre sur un sourire mélancolique où se reflète comme une certaine souffrance, Alexandre, fait part de son avenir d’écrivain. « J’ai d’autres projets, mais aussi en littérature. Un quatrième livre est en préparation, le cinquième trotte dans ma tête. », puis l’écrivain, poursuit son chemin à la rencontre de nouveaux lecteurs quelque part dans les froidures d’un hiver qui semble lui aussi écrire ses maux.
Roland Laurent
Pour tout contact avec Alexandre ;
www.alexandreparadeis.net
Fixe : 0953762165
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