Jacques Alamercery est heureux de la vente aux enchères…
et Montigny, le peintre bien connu des burgiens présente son oeuvre.
Approchez, approchez à la vente aux enchères! Préparez la monnaie! Moi je suis là pour vendre et vous pour acheter…Des lots exceptionnels, des prix exceptionnels…Du rêve pour pas cher à ma vente aux enchères…chantait Gilbert Bécaud.
En l’occurrence jeudi soir, au théâtre de Bourg, Jean Martinon, commissaire-priseur de l’étude Jean-Claude Anaf, était le principal acteur du jeu : «Tout va bien se passer, les artistes, ne soyez pas angoissés. C’est une osmose entre la cuisine et le poulet, c’est rendre hommage aux cuisiniers qui sont également des artistes. » devait souligner le Maître en préambule, avant que son marteau ne vienne ponctuer chaque vente.
Avec une verve particulière d’humour et de culture, Jean Martinon, mettait en valeur les sculptures des poulets qui ont lors des Ain’pertinentes attiré la curiosité du public burgien mais aussi de nombreux estivants.
Chaque œuvre, était l’objet de son regard averti et dès sa mise à prix à 2500 euros, les enchères montaient rapidement. Ainsi l’œuvre de Bénédicte Gros avec sa « Déclaration d’une cocotte » était vendue 3100 euros, « Prison Dorée » de Jacques Alamercery 2800 euros, Montigny 3000 euros, tandis que la création « Space Chiken », de Nora Boudjemaï atteignait les 3900 euros.
Toute la basse cour, haute en couleur y passait, et le poulet de Bresse vu d’une façon bien différente, s’en allait rejoindre d’autres lieux, pour s’exposer encore et encore, sans aucune prise de bec. D’autres œuvres, des tableaux et sculptures étaient également de la soirée, et l’œuvre « Le matin », une peinture à l’huile de Di Credico, s’enlevait pour la somme de 5000 euros.
Jacques Alamercery, accompagné de son épouse, était heureux de cette soirée. « J’ai dû travailler deux bonnes semaines plus les retouches à faire. Prison Dorée, est une pièce qui peut aller dehors, elle ne craint pas les intempéries. On ne peut pas être déçus, ce qui me satisfait le plus, c’est que tout s’est vendu. Le plus important est de participer aux ventes aux enchères, et pour nous c’est de venir à Bourg car on n’est plus tourné sur Lyon et sur le reste de la France. ».
Le peintre fort connu des burgiens Montigny, se montrait également satisfait de la vente. « Pour moi cela m’a pris une semaine de travail, ou plutôt de plaisir. Je suis ravi que toutes les sculptures se soient vendues. Je voudrais surtout rendre hommage à Pascal Meilheura et son équipe pour l’organisation de cet évènement culturel, où leur dynamisme et leur professionnalisme ont permis cette réussite. »
Ainsi les fonds récoltés, lors de cette soirée seront versés au profit de la restauration d’éléments du patrimoine.
Un grand Cocorico donc pour notre cher poulet de Bresse, qui participe malgré lui au grand bonheur de tous, à la restauration au sens propre comme au figuré.
Roland Laurent
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