Robert Massion un amoureux de la petite reine.
Jean-Pierre Michoux, au club du Cyclo Bressan Charles Antonin depuis 2 ans, prendra le relais de la présidence et succèdera ainsi à Robert Massion. « Robert aime le vélo, c’est une personne compétente qui sait de quoi elle parle. Il cumule beaucoup de fonctions. Il restera au club et sera là en cas de souci. » Auparavant, Jean-Pierre Michoux roulait en solitaire après avoir goûté au plaisir de la compète. « J’ai toujours aimé le vélo. Mon gamin a un bon niveau, je suis donc venu au cyclo par mon fils. Le club a une bonne mentalité et c’est important. «
Carré d’épaule mais aussi d’esprit, Robert Massion, l’actuel président du Cyclo Bressan Charles Antonin, explique sa passion pour la petite reine et celle de meneur d’hommes.« J’ai toujours fait du vélo depuis l’âge de 14 ans et j’ai roulé façon bête et méchant seul jusqu’à 40 ans en croisant souvent des clubs, pensant que ce n’était pas pour moi. Il y avait un jour un parcours du cœur ouvert à tous. Je suis allé voir et j’ai été convaincu. J’ai fait une première sortie avec le cyclo, j’ai été bien accueilli, j’en ai bien bavé. En 85 je prenais une licence de cyclo. » Robert dans la vie n’est pas homme à rester dans les roues. Il évoque ses débuts et son projet « la Flèche Pascale » un rassemblement en Provence le we de Pâques. « Nous avions à parcourir 360 kms en partant le vendredi soir à 18h pour arriver le samedi à 18h. Je me suis tellement bien entraîné que j’en ai fait 9. ».
Dès son entrée au club, Robert se porte en tête du peloton. « J’ai l’esprit associatif très développé, je suis rentré au bureau dès le début. L’esprit on l’a ou pas. Il faut savoir s’imposer, je suis un dirigiste, avec un caractère bon enfant. Depuis tout gamin je me suis toujours senti obligé de participer. Le club a toujours bien fonctionné, j’ai essayé d’amener un nouveau public, mais ce n’est pas facile. »
Si le vélo avec son côté sportif passionne Robert, c’est aussi une autre façon de voir autour de soi. « C’est le moyen de s’évader. En voiture on passe à côté de trop de choses. » et Robert fait allusion au brevet cyclotouriste national qu’il entreprend avec son épouse. « J’ai déjà visité 68 départements, nous parcourons environ 100kms par jour. C’est vraiment du tourisme. ». Si l’on croise le plus souvent la petite reine sur les routes de campagne, le président est parfaitement conscient de la place qu’elle a en ville. « Le vélo dans la ville c’est non polluant. Pratiquant du vélo, je tiens à ce que le club soit représenté lors des réunions du groupe vélo en ville. On est considéré, on nous invite. Ceux qui décident si ce ne sont pas des pratiquants, ne voient pas les choses de la même façon. ».
L’état d’esprit de Robert est de s’impliquer dans l’association et la faire évoluer. « En 2000, j’ai lancé l’idée de la semaine fédérale avec une poignée de copains. Ce sont 2000 bénévoles qui ont accueilli 13000 cyclotouristes. L’école de Cyclo est alors crée en 2003 suite à la semaine fédérale. De fil en aiguille, le président de l’époque, m’a porté candidat à la fédé, j’ai été élu. Depuis 2001, je suis le coordinateur au niveau national. J’ai vraiment trouvé ma place, mais avec le club, cela devient trop lourd, j’ai donc préparé ma succession. Je ne veux pas que mon club puisse mourir. On trouve parfois plus de soutient auprès des gens du club que de sa propre famille, c’est un art de vivre, de partager.» et dans l’esprit de Robert, une sortie cyclo, c’est de rouler vers le même but et surtout de revenir ensemble.
Roland Laurent
Commentaires récents