Quelques minutes dans les coulisses d’Age Tendre
Pour la 4ème année, Age Tendre et Tête de bois enflammait le public burgien, venu nombreux côtoyer les idoles de leur jeunesse éternelle. Chaque année, de nouveaux artistes, ambassadeurs de leur époque, redonnent un coup d’éclat au spectacle.
Si la scène est l’apothéose pour les artistes, il y a aussi les coulisses, partagées par tous. Au parc des expo, l’espace ressemble plus à une salle des pas perdus et chaque chanteur a sa loge, séparée par un paravent. Cet univers, est un lieu conviviale et chacun se croise, partage des moments intenses autour d’un distributeur de boissons, ou la rigolade est souvent de mise. On se restaure sans chichi, parfois solitaire, les stars ne sont plus ce qu’elles étaient. Pas de vedettariat en tout cas cela ne se ressent pas, chacun ici semble être logé à la même enseigne.
De Michel Orso, à Fabienne Thibeault, en passant par Gérard Rinaldi , Stone ou Pierre Douglas, , tous sont disponibles et souriants pour le modeste correspondant de presse que je suis. Du vrai bonheur pour mon petit papier. Je remercie en passant mon ami Alain Bonardel qui m’a permis de côtoyer de prêt nos chères idoles.
Au beau milieu de la grande salle, autour d’une table, un petit groupe fait un bœuf, la bonne humeur est dans les cœurs. Michel Orso bat la mesure, Stone accompagne le chanteur guitariste pour une chanson hors répertoire. Tandis que sortant d’une loge, Gérard Rinaldi le charlot toujours au top, promène son petit chien. « C’est un grand plaisir de retrouver tous les participants. Par exemple lorsque j’avais 17 ans, j’avais une idole un certain Bobi Solo. Aujourd’hui, c’est merveilleux de faire la tournée avec lui. » et Gérard paisible et heureux sort le petit chien. L’ancien professeur de math, Bernard Sauvat, la stature imposante, dialogue aimablement avec une enseignante de passage. On parle des générations, de l’évolution de la musique et des paroles. Un peu comme un jour d’examen, l’un revient de son tour de chant et Sheila concentrée, portant sous son bras un bouquet offert par un fan, rejoint sa loge. Fabienne Thibeault se prépare, fait des vocalises, ou simplement aspire une bouffée d’air pur, sa gentillesse n’est pas feinte. « Vous savez, je suis officier du mérite agricole, grand commandeur de la confrérie de la pomme. Je connais bien la région du Bugey. » Le monde de Fabienne est loin d’être stone. La liaison est facile, Stone regarde malicieusement Eric Charden, tapotant sur son ordi peut-être une nouvelle mélodie. Patrick Juvet, fait son entrée discrètement, il se demande sans doute « où sont les femmes ? », son tour de chant est prévu pour 16h. De la Compagnie Créole, à Barzotti, sans artifice, les artistes rôdent dans les coulisses, alors que résonnent dans les gradins, les applaudissements des fans, remerciant leurs idoles de n’avoir presque pas vieilli.
Commentaires récents