jan 26
« Sathonay, un Village, un Camp. » Le titre du livre est évocateur pour les autochtones. Depuis 1985, un groupe s’est investi dans les recherches, retraçant au fur et à mesure la vie de ces deux villages, Sathonay Camp et Sathonay Village, encore dans l’Ain dans les années 60. A l’origine ces deux bourgs n’en faisaient qu’un, Sathonay.En 1853, le maréchal De Castellane installe un camp militaire, divisant ainsi le village en 2 parties et très vite il semble que de nombreuses divergences s’installent également. Un ravin alors délimitait les deux parties, mais un fossé séparait les opinions et les intérêts. Mille neuf cent huit fut la division des deux hameaux en localités différentes. Aujourd’hui, les passions se sont apaisées, et les deux communes sont étroitement liées.Pour fêter le centenaire de la scission en deux communes, l’association Sath’nâ Histoire et Patrimoine, rassemblant des habitants des 2 villages, s’est décidée d’écrire l’histoire locale des deux entités. Le travail est laborieux et minutieux, mais il porte ses fruits.Avant 1601 et jusqu’à nos jours, l’histoire se lit avec intérêt et les pages se tournent au fil des ans, excitant la curiosité du lecteur. « Nous ne sommes pas des professionnels de l’écriture, en tant qu’auteurs différents, nous avons imprimé notre style dans chacune des parties du livre. » souligne en préface Giselle Duffourney présidente de l’association.L’ouvrage est d’une facture élégante et la richesse de son contenu est un précieux recueil de souvenirs et de références. Photos, articles, archives, croquis, parenthèses de vie, rien ne manque. Une encyclopédie vivante de village ou chacun retrouve une page de son passé, oublié quelque part au détours d’un chemin, ou imprimé sur quelques vieilles pierres.
Où se procurer le livre ?
Dans toutes les librairies
Montbarbon à Bourg
Mairie de Sathonay village 04 78 22 10 72
Roland Laurent
jan 14
Si ses poèmes à la fois tristes et nostalgiques sont un cri du cœur, ils sont néanmoins un message d’espoir. Alexandre Paradeis, poète burgien écorché sur l’autel de la vie, se livre avec pudeur sur sa passion de l’écriture. « Pour moi, écrire, c’est l’exorcisation d’un passé torturé, car j’ai eu un vécu assez pénible. L’écriture et la publication, m’ont permis d’obtenir la reconnaissance de mes souffrances. Ecrire c’est aussi donner de l’espoir à ceux qui se sont retrouvés dans ma situation difficile. ». La rencontre à 18 ans avec le livre « Les mots pour le dire » de Marie Cardinal, fut pour Alexandre le déclic. « Ce livre m’a révélé l’envie de devenir écrivain et m’a donné aussi beaucoup d’espoir. J’ai suivi un peu l’exemple de Marie, mais à une échelle moindre. » dit-il humblement puis il ajoute : « J’attends maintenant une reconnaissance plus grande au niveau national. »
Quatre éditeurs sont partie prenante et ont proposé à Alexandre de publier ses livres. Quand bien même l’édition se fait à compte d’éditeur, Alexandre souligne. « L’argent me manque pour les contrats participatifs. » et explique la raison. « Ma situation aujourd’hui est très précaire. Je vends mes livres dans la rue et je cherche en même temps un emploi adapté. Je suis également biographe et écrivain publique, le bouche à oreille fonctionne mais les clients sont rares. ». Un sourire illumine quelque peu son visage puis il ajoute. « Tous les jours, j’essaie de vendre même dans le froid, mais ça me plait. » Ecrire, et vendre dans la rue c’est aussi une communion, avec celles et ceux partageant la même passion. Alexandre avoue que la gent féminine est très sensible à la poésie. « Parfois se sont de très bonnes et très belles rencontres, mais parfois c’est l’indifférence. ».
L’eau coule sous les ponts, et les flots de son enfance sont aussi une raison d’un nouveau livret intitulé à juste titre Les deux rivières de mon enfance à Varambon. « Il est le résumé de tous les bons souvenirs de mon enfance sur les bords de l’Ain, du Suran et de l’amour qui me liait à mon Pépé, et mon chien Sam. » souligne l’auteur en mettant en exergue le rôle qu’avait son grand-père, qui était enseignant. « C’est lui qui m’a élevé et appris la pêche et beaucoup d’autres valeurs de la vie. ».Regard sombre sur un sourire mélancolique où se reflète comme une certaine souffrance, Alexandre, fait part de son avenir d’écrivain. « J’ai d’autres projets, mais aussi en littérature. Un quatrième livre est en préparation, le cinquième trotte dans ma tête. », puis l’écrivain, poursuit son chemin à la rencontre de nouveaux lecteurs quelque part dans les froidures d’un hiver qui semble lui aussi écrire ses maux.
Roland Laurent
Pour tout contact avec Alexandre ;
www.alexandreparadeis.net
Fixe : 0953762165
déc 29

Derrière le rideau rouge…
Mercredi après midi, une trentaine d’enfants du centre de loisirs UFCV Cloé, assistaient à la représentation de marionnettes dirigées par Alain Féchino président de l’association du Plateau et de sa complice Isabelle Fraisse-Pirot. Christian Chabry directeur du centre Cloé est heureux de ce partenariat avec l’association. « Depuis 2 ans, les veilles de Noël l’association du Plateau offre au centre Cloé un spectacle de marionnettes pour les 4 et les 6 ans. Le centre des Vennes, depuis une dizaine d’années partage également ce moment festif. On se regroupe tous les ans soit aux Vennes soit au centre Cloé. Ce spectacle aujourd’hui, est l’aboutissement du partenariat puisque les enfants sont contents et permet de valoriser le travail des bénévoles de l’association. ».
Dès 15h30, Alain Fechino et Isabelle Fraisse-Pirot, offrait aux bambins émerveillés leur spectacle. Ce petit théâtre confectionné par le président de l’association du Plateau, n’a rien à envier aux professionnels. Un vrai travail d’orfèvre. Alain Fechino est aussi le metteur en scène, celui qui se cache derrière un rideau rouge, et prête sa voix qu’il maquille selon les personnages pour faire vivre ses marionnettes. Isabelle, donne la réplique et tous les deux s’amusent follement à la grande joie des chérubins.
Sagement assis, comme intimidés, les petits écoutent attentivement Isabelle également conteuse. La voix douce leur parle du Roi de la Forêt, ce petit lutin et l’histoire du royaume des champignons. Au fur et à mesure les petits découvrent ce qu’ils vont voir et entendre. Les visages sont graves. « J’ai peur !». La voix enfantine résonne mais le bambin est vite rassuré. Puis doucement comme au théâtre le rideau rouge s’ouvre à peine et le petit lutin, avec sa voix venu de nulle part, explique comment il devenu un champignon avec un chapeau rouge… Puis la deuxième partie, est un peu plus cocasse. Les fables se croisent. La grand-mère du petit chaperon rouge a échappé aux longues dents du loup et vient se mêler à l’histoire des 3 petits cochons, revue et corrigée par Alain. Les enfants sont mis à contribution par la grand-mère. Tout y passe le Loup à la fois loufoque, loup-bar, les 3 petits cochons. Pendant près de 20 minutes, les enfants n’en perdent pas une miette. Ils se mêlent à l’histoire, prêts à toucher les marionnettes et leur étonnement dessine sur leur visage des sourires et des rires que nul jeu vidéo ne pourra jamais leur donner.
Roland Laurent
déc 23

Soir de Noël, quelque part dans le monde…
La nuit est claire et froide en ce soir de décembre, quelques clous d’or donnent à la voûte céleste un air de fête. Aussi loin que se portent nos regards il n’y a que l’infini. Chacun de nous a son étoile et pourtant combien de malheureux pleurent en silence en cette merveilleuse nuit de Noël, cette nuit qui devrait rassembler tous les hommes. Les visages sont rayonnants de bonheur et les yeux brillent comme des étoiles. Les ventres ont mal d’avoir trop bu et mangé quand d’autres ont mal de n’avoir rien, mais la souffrance n’est pas la même. Les yeux s’ouvrent grands et s’émerveillent devant les vitrines du monde tandis que d’autres se ferment lentement sans même une main pour les accompagner dans ce voyage redouté que l’on dit meilleur.
Ce sont les larmes de l’enfant abandonné qui n’a plus de maman et que le monde rejette. Il erre dans les rues de la ville, plus seul que jamais au milieu de cette foule indifférente, n’ayant de regard que pour la beauté. Il voudrait bien retenir ses larmes, mais son cœur est encore trop fragile, loin des bras protecteurs et tendres. Alors dans un coin sombre, là où personne ne peut le voir, il s’accroupit et sort de son veston rapiécé une photo jaunie. Ses lèvres se posent fiévreusement sur ce visage tant chéri puis l’enfant laisse ses sanglots troubler le silence de son cœur. Tandis qu’à deux pas de lui, la foule anonyme se délecte encore et encore des plaisirs festifs.
« Maman ne me laisse pas » C’est le cri du soldat mourrant que la guerre enlève, cruelle. Couché sur le dos, sur un sol glacé, son bras se soulève péniblement et se tend, semblant saisir l’infini, puis retombe inerte sur sa poitrine où se dessine une rose rouge. Ses yeux grands ouverts, encore une fois regardent les étoiles et dans un dernier râle n’a que ces mots pour se donner du courage « Maman j’ai peur ! » Son visage livide s’endort sur une dernière vision. Il n’avait que vingt ans.
Qu’attendent-ils tous ces malheureux de la nuit de Noël ? Peut-être l’Espérance tout simplement. Puissions-nous un jour donner de la chaleur à toutes celles et ceux qui ne connaîtront jamais dans la vie que haine et violence. Chacun de nous vit bien douillettement dans son univers et l’accident n’arrive qu’aux autres, mais « l’autre » ne sera-t-il pas « Nous » un jour ou l’autre.
Roland 25/12/2002
déc 23




Vendredi, les élèves du lycée Carriat se mobilisaient pour le Téléthon, mais avec un peu de retard. Jacques Veille, le proviseur venu encourager ses troupes sur le terrain explique. « Chaque année on essaie de mobiliser, d’intéresser les jeunes. Nous n’avons pas participé au Téléthon la semaine dernière car beaucoup de profs étaient en stage. On voulait quand même marquer l’action en décalant d’une semaine. Nous avons une très bonne participation des profs et des élèves qui ont envie de participer. On essaie de sensibiliser et de responsabiliser les jeunes, dans des journées comme celle-ci, ils s’impliquent. A 17h nous auront une remise de prix symbolique, quelques tee shirt offert par la communauté d’agglo » et il ajoute : « Il y deux ans nous avions récupéré 1400 euros. Cette année la recette sera du même ordre, nous avons fait un premier point à 14h qui nous permet de penser qu’on a bien fonctionné. La recette sera environ de 1300 à 1400 euros et sera reversée à l’AFM. »
A la table de marque des matches de volley, Nadine Condé Malfart professeur d’EPS s’est mobilisée. « L’ambiance est bonne et on fait en sorte que tout se passe bien. En plus du volley on a vendu des brioches et fait un point chaud ce matin. Nous avons environ 206 gamins répartis dans trois discipline. 126 pour le volley, 70 dans le foot et le reste en water-polo. ». Teddy, Pierre et Benjamin sont aussi de la partie. « Nous sommes volontaires. C’est le plaisir du sport et d’apporter notre soutien au Téléthon, c’est sympathique. ».
Sur le stade de foot plusieurs matches sont engagés. Frédéric Drouet un des profs d’EPS surveille de prêt ses élèves. « Les élèves sont là pour se faire plaisir et pour participer à une bonne cause. Seconde, terminale, bts, sont de la partie, c’est exceptionnel que tous les niveaux soient réunis. ». Ainsi les élèves de Carriat comme beaucoup en France se sont mobilisés pour participer et servir à leur façon la bonne cause.
Roland Laurent
déc 23



Jacques Alamercery est heureux de la vente aux enchères…
et Montigny, le peintre bien connu des burgiens présente son oeuvre.
Approchez, approchez à la vente aux enchères! Préparez la monnaie! Moi je suis là pour vendre et vous pour acheter…Des lots exceptionnels, des prix exceptionnels…Du rêve pour pas cher à ma vente aux enchères…chantait Gilbert Bécaud.
En l’occurrence jeudi soir, au théâtre de Bourg, Jean Martinon, commissaire-priseur de l’étude Jean-Claude Anaf, était le principal acteur du jeu : «Tout va bien se passer, les artistes, ne soyez pas angoissés. C’est une osmose entre la cuisine et le poulet, c’est rendre hommage aux cuisiniers qui sont également des artistes. » devait souligner le Maître en préambule, avant que son marteau ne vienne ponctuer chaque vente.
Avec une verve particulière d’humour et de culture, Jean Martinon, mettait en valeur les sculptures des poulets qui ont lors des Ain’pertinentes attiré la curiosité du public burgien mais aussi de nombreux estivants.
Chaque œuvre, était l’objet de son regard averti et dès sa mise à prix à 2500 euros, les enchères montaient rapidement. Ainsi l’œuvre de Bénédicte Gros avec sa « Déclaration d’une cocotte » était vendue 3100 euros, « Prison Dorée » de Jacques Alamercery 2800 euros, Montigny 3000 euros, tandis que la création « Space Chiken », de Nora Boudjemaï atteignait les 3900 euros.
Toute la basse cour, haute en couleur y passait, et le poulet de Bresse vu d’une façon bien différente, s’en allait rejoindre d’autres lieux, pour s’exposer encore et encore, sans aucune prise de bec. D’autres œuvres, des tableaux et sculptures étaient également de la soirée, et l’œuvre « Le matin », une peinture à l’huile de Di Credico, s’enlevait pour la somme de 5000 euros.
Jacques Alamercery, accompagné de son épouse, était heureux de cette soirée. « J’ai dû travailler deux bonnes semaines plus les retouches à faire. Prison Dorée, est une pièce qui peut aller dehors, elle ne craint pas les intempéries. On ne peut pas être déçus, ce qui me satisfait le plus, c’est que tout s’est vendu. Le plus important est de participer aux ventes aux enchères, et pour nous c’est de venir à Bourg car on n’est plus tourné sur Lyon et sur le reste de la France. ».
Le peintre fort connu des burgiens Montigny, se montrait également satisfait de la vente. « Pour moi cela m’a pris une semaine de travail, ou plutôt de plaisir. Je suis ravi que toutes les sculptures se soient vendues. Je voudrais surtout rendre hommage à Pascal Meilheura et son équipe pour l’organisation de cet évènement culturel, où leur dynamisme et leur professionnalisme ont permis cette réussite. »
Ainsi les fonds récoltés, lors de cette soirée seront versés au profit de la restauration d’éléments du patrimoine.
Un grand Cocorico donc pour notre cher poulet de Bresse, qui participe malgré lui au grand bonheur de tous, à la restauration au sens propre comme au figuré.
Roland Laurent


déc 16
Le comité des fêtes, travaille d’arrache pieds pour que les Glorieuses, les 147ème du nom, soient encore cette année une grande fête à l’honneur de notre volatile à la notoriété planétaire. « On ne peut pas renier ce qui fait la culture locale. » soulignent Raymond Buatier le président et Marie-Claude Deffarges.
La volaille de Bresse à ses lettres de noblesse, ce n’est pas une quelconque volaille, elle est la Reine. Seules volailles de la planète possédant une Appellation d’origine protégée, (AOP), elles sont élevées sur un terroir de limon argileux et sableux de 3500 km2, à cheval sur les départements de l’Ain, de la Saône et Loire et du jura. Sélectionnés, les poulets de Bresse, élevés en total liberté, sont reconnaissables à leur plumage blanc, leurs pattes bleues et leur crête rouge vif. Raymond Buatier, ajoute également le rôle important du CIVB, (comité interprofessionnel de la volaille de Bresse. « Il a en charge de veiller au grain, pour préserver la qualité et ce goût inimitable apprécié depuis des siècles. ». Les glorieuses récompensent ainsi la fine fleur de la production de volaille de Bresse et honorent le savoir faire des producteurs et font ainsi connaître les pratiques d’élevage.
Dans le cadre des Glorieuses, deux personnes Jean Tyrand et Gaby Chêne, en partenariat avec Christian Chatard, feront une démonstration de roulage de volaille. Le marché gourmand s’ouvrira sous le marché couvert à partir du jeudi 17 décembre de 16h30 à 22h et vendredi 18 de 10 à 17h. Cette année 41 exposants proposent une palette élargie de saveurs à découvrir : produits gastronomiques, saveurs de l’Ain, stands AOC (appellation d’origine contrôlée.)
Raymond Buatier met en exergue le rôle qu’ont les bénévoles. « Il s’agit pour nous de faire perdurer nos activités. Le problème, c’est de rajeunir les rangs, mais nous somme en bonne phase. Nous avons les bénévoles de base et puis ceux qui viennent ponctuellement. La ville faisait beaucoup, aujourd’hui on est limité, on ne peut faire plus et pourtant on est là tous les matins pour le travail administratif, il faut faire avancer son territoire. » .
Parmi les nouveautés cette année, outre 3 sculptures de poulets ayant participé aux Ain’pertinentes exposées sous le marché couvert, le comité des fêtes propose des menus « poulets de Bresse » à 21 euros, à la salle des fêtes. Le public aura la possibilité de savourer la seule volaille au monde à posséder une AOP. Jeudi 17 décembre à 19h30 et vendredi 18 à 11h30. La réservation est obligatoire auprès du comité. C’est aussi une nouveauté, un trophée spécial comité des fêtes, récompensera pour la première fois le meilleur jeune éleveur. Tous les éleveurs qui ne monteront pas sur le podium, seront appelés et se verront remettre un cadeau.
Le programme du 18 décembre
De 10h à 18h Sous le marché couvert
10h Ouverture du concours de Volailles de Bourg au public
10à 14h Visites guidées du concours de volailles par l’Offisme du Tourisme ( 3euros par personne.)
14h30 Visite officiel du concours ;
15h30 Remise des prix aux lauréats du 147eme concours de volailles.
Pour tout renseignement : Comité des fêtes 04/74/22/22/90
déc 16



Le sourire de deux patineuses solitaires, donnait de l’éclat à ce vendredi soir quelque peu tristounet.
Il n’y avait pas foule vendredi soir place de l’Hôtel de ville, pour le démarrage des festivités de ce week-end pas comme les autres, en particulier pour le départ du Téléthon, organisé par l’AFM. On pourrait penser que le froid était la cause de ce manque d’intérêt, mais il normal qu’en cette saison le temps soit à la froidure. Le public deviendrait-il frileux au grand dam des organisateurs ? Même les bolides, formule 3, n’ont pas attiré le public des grands jours. Pourtant, Stéphane Krafft, pilote renommé sur les circuits de l’Ain, et vainqueur de la course de côte de Bettant et du slalom de Bourg, exposait pour la première fois sa voiture de course. Les quelques intéressés pouvaient alors prendre en photo le pilote et son bolide tout en recevant des explications techniques. La pesée du traditionnel sac à provisions accueillait également celles et ceux certains d’avoir la bonne charge et celle-ci, variant entre 3 et 10 kilos, confirmait si besoin était que chacun peut avoir une idée bien différente des poids et mesures.
A 18h30, les élus locaux avec la présence de Michel Fontaine, de Nadia Ouled Salem, remettait un chèque 1519 euros à l’association AFM, et son président pour la région de Bourg Roger Pelus, remerciait chaleureusement la municipalité pour ce don. « L’année 2008 fut un succès dans le département avec 840626 euros de dons, espérons que 2009 sera tout aussi fructueuse. ».
Côté patinoire c’était aussi l’ouverture de la saison et là encore la foule ne se bousculait pas, place de la Comédie. A 19h, quelques rares patineurs se familiarisaient avec la glace, et devenaient pour un instant les rois de la glisse sur une piste déserte. Jeanne et Inès, deux copines de classe, s’en donnaient à cœur joie et leur sourire réchauffait l’atmosphère. « La glace est bonne et c’est mieux aménagé que l’année dernière. Trois euros pour l’heure c’est raisonnable, pour les adultes c’est plus cher. Nous on viendra tous les jours. ».
Roland Laurent
déc 08
Michel Fontaine président de Bourg en Bresse Agglomération, Sylvianne Chêne, vice présidente chargée des déplacements, et Frank Hérard directeur de Carpostal Bourg, présentaient le lancement de l’opération collecte de jouets à l’occasion de l’inauguration des 3 nouveaux bus Citélis, portant le parc du réseau Tub de Bourg en Bresse Agglomération à 35 véhicules
Acquis en septembre dernier, il s’agit de 2 autobus 3 portes et 1 deux portes. Cette nouvelle génération met l’accent sur l’esthétisme. Sylviane Chêne souligne l’importance du design. « C’est un élément dans le paysage urbain, mais c’est aussi un espace moderne par ses formes intérieures arrondies, un espace à vivre. » L’esthétique, certes mais il faut aussi tenir compte du confort, de la sécurité et surtout l’accessibilité. Elle concerne tout autant les besoins spécifiques des personnes handicapées que les situations susceptibles de créer une difficulté pour prendre le bus, même si elle est ponctuelle. Il peut s’agir de personnes ayant un handicap temporaire, de mamans avec poussettes ou bagages encombrants, de personnes souffrant de handicaps visuels, auditifs, etc. L’enjeu pour Bourg en Bresse Agglo et Carpostal est d’apporter des solutions. Ces nouveaux véhicules sont dotés de pentes intérieures réduites, d’une rampe pour handicapés et ont la possibilité de l’agenouillement à l’arrêt, c’est-à-dire disposent d’une palette rétractable pour permettre l’accès du bus depuis le trottoir pour des personnes à mobilité réduites. L’intérieur comporte 4 sièges de grande largeur avec accoudoirs escamotables, un espace usager en fauteuil roulant et un espace pour chien accompagnant une personne non voyante.
Carpostal s’associe avec Bourg Agglo en ces veilles de fêtes de Noël pour organiser une collecte de jouets au profit du Secours Populaire. Cette campagne se déroulera du 1er au 19 décembre dans les 15 communes de la Communauté d’Agglomération. Cette opération consiste à collecter des jouets en bon état et complets, au sein de l’établissement scolaire et des habitants des communes. C’est la campagne du Père Noël vert, pour les enfants qui n’ont pas la chance d’avoir un Père Noël rouge.
L’autobus sera décoré totalement aux couleurs de Noël et chaque jour il se rendra dans les écoles primaires de 15h30 à 16h30, puis restera jusqu’à 18h30 à disposition des habitants désireux de participer à l’opération caritative.
Roland Laurent
Calendrier des collectes du 1er au 18 décembre.
Mardi 1er Buellas
Mercredi 2 Dompierre sur Veyle
Jeudi 3 Jasseron
Vendredi 4 Lent
Lundi 7 Montcet
Mardi 8 Montracol
Mercredi 9 Péronnas
Jeudi 10 Polliat
Vendredi 11 Servas
Lundi 14 St Rémy
Mardi 15 St André Vieux Jonc
Mercredi 16 St Denis les Bourg
Jeudi 17 Vandeins
Vendredi 18 Viriat
déc 08


« La richesse des régiments, ce sont les hommes. »Ils étaient 5 jeunes gens mardi matin à venir signer leur contrat à l’Hôtel de Ville, scellant ainsi leur engagement au sein de la grande famille de l’armée.
Parmi eux, Frédéric Gonthier de Belley, tout juste 19 ans, explique son choix. « J’ai le goût de l’aventure et j’ai envie de changer d’air. Je veux être un combattant dans l’infanterie. Depuis tout jeune, je voulais partir, mais mes parents n’ont pas suivi. J’avais un métier dans la plomberie, et j’ai tout quitté pour m’engager. Ce soir je prendrai le train pour Brive la Gaillarde. ». L’aventure revient souvent comme un leitmotiv. Damien Millet a soif lui aussi de voir le monde différemment. « J’ai envie depuis tout jeune du métier des armes. J’ai envie de partir à l’étranger, je veux de l’aventure. »
Le sergent chef Chêne accueille presque paternellement les jeunes gens, attentifs aux dernières recommandations. « Ici dans le salon des mariages, nos jeunes embrasse la carrière militaire, pour le meilleur et le pire, mais surtout pour le meilleur. Cinq de nos jeunes vont rejoindre la grande famille de l’armée. Vous êtes des militaires à part entière, vous allez faire un métier exaltant et valorisant surtout en ces périodes difficiles. ».
Le colonel Lecour Grandmaison, souhaitait également bonne chance aux nouvelles recrues.
« Vous avez fait un bon choix parce que vous allez rejoindre les rangs de l’armée, un milieu où vous pourrez vous épanouir. Partez sereins et confiants. Vous aurez des moments difficiles et de doute. L’agriculteur travaille son champ avant de semer, et lorsqu’il sème, ça pousse naturellement. Gardez courage et appuyez-vous sur vos camardes et vos supérieurs. Il faut tenir et aller jusqu’au bout, ainsi vous aurez une valeur ajoutée et un savoir faire, vous ferez un carton dans le monde de l’entreprise. » Puis il rajouta en soulignant ses dernières paroles.
« La richesse des régiments, ce sont les hommes, vous faites partie intégrante du régiment. Si vous avez une baisse de morale, ou si vous critiquez votre régiment, vous vous critiquez vous-même. ».
Roland Laurent
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